Bruyants, polluants et dangereux : les Français dénoncent les dos d’âne illégaux

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Voiture sur un dos d'âne illégal

Ralentir à 20 kilomètres heure, se faire secouer à l’avant, se faire secouer à l’arrière, réveiller le bébé et redémarrer. Cette situation vous parle ? À cela rien d’étonnant, les dos d’âne sont empruntés par les Français au quotidien et ce quel que soit leur lieu de résidence. Les maires raffolent des ralentisseurs, installés à l’origine pour des raisons de sécurité routière. Mais les dos d’âne sont-ils réellement efficaces ? Quelle est la législation en vigueur concernant leur installation ? Représentent-ils un danger pour les passants et les automobilistes ?

Ralentisseurs : quelle est la législation en vigueur ?

En France, on compte environ 450 000 ralentisseurs sur tout le territoire. Le dos d’âne est l’installation préférée des maires, soucieux de préserver la sérénité des quartiers en poussant les conducteurs peu scrupuleux à lever le pied. Problème : de nombreux ralentisseurs seraient illégaux, car ne respecteraient pas les normes mises en place depuis 1994. Les Français prennent peu à peu conscience de leur illégalité, soutenus par l’association « 40 millions d’automobilistes » ayant mis en place une plateforme destinée au signalement et au recensement des ralentisseurs illégaux. Dans le détail, voici les points essentiels, régissant l’installation des dos d’âne et les normes de ces derniers :

  • L’implantation d’un dos d’âne n’est possible que dans une zone 30 en agglomération, en aire de repos ou de service ou dans une zone forestière.
  • Le ralentisseur peut se présenter sous deux formes : arrondie ou trapézoïdale.
  • Les dos d’âne doivent avoir une hauteur maximale de 10 centimètres de hauteur, un dénivelé qui n’excède pas 10 % et des rampants mesurant d’1 mètre à 1 mètre 40.
  • Les ralentisseurs doivent obligatoirement être accompagnés par d’autres aménagements de la route destinés à réduire la vitesse des véhicules (ronds-point, radars, circulation alternée, feux, etc).
  • Les ralentisseurs ne doivent pas être installés à moins de 200 mètres d’une sortie d’agglomération, d’une route limitée à 70 km/h ou sur une pente supérieure ou égale à 4 %. Ils ne doivent pas non plus être situés à moins de 200 mètres d’un virage ou à moins de 25 mètres d’un tunnel.

Quels risques représentent les ralentisseurs illégaux ?

Si les dos d’âne illégaux commencent à faire parler d’eux, c’est parce qu’ils occasionnent de plus en plus d’accidents. Selon l’association « 40 millions d’automobilistes », les normes sont loin d’être en vigueur sur la grande majorité des ralentisseurs (90%), montant leur hauteur à 24 cm. Selon des tests effectués sur ces dos d’âne illégaux, on constate qu’ils sont responsables d’une importante surconsommation. En cause : le freinage effectué par le conducteur avant le passage du ralentisseur et l’accélération survenant après son passage. Selon l’estimation de la Ligue de défense des conducteurs, les émissions de CO2 seraient augmentées de 15 % avec un dos d’âne illégal, contre 13 % avec un dos d’âne légal.

Outre l’impact environnemental que provoquent les ralentisseurs illégaux, on note de nombreux inconforts tels que le bruit pour les riverains, lié aux redémarrages, et les secousses pour les passagers. Ces dernières sont parfois importantes lorsque le ralentisseur est d’une hauteur non conforme, et les premières victimes sont les usagers fréquents de la route, tels que les chauffeurs de bus. Sur 500 personnes sondées par la Ligue de défense des conducteurs, près de la moitié déclare que le dos d’âne est une véritable source d’inconfort, 32 % d’entre elles déclarent même être en arrêt pour cause de mal de dos. Tout ceci sans parler bien entendu des ambulances, transportant de grands blessés subissant douloureusement les nombreuses secousses. Par ailleurs, sur un plan technique, les ralentisseurs illégaux sont les vraies bêtes noires des véhicules et plus particulièrement des amortisseurs.

Comment entretenir les amortisseurs de son véhicule ?

Les amortisseurs sont très importants sur un véhicule, ils permettent d’amortir les chocs, mais également d’assurer la tenue de route en veillant à ce que les roues soient toujours en contact avec le sol. Un objet mécanique qui permet donc confort et sécurité sur la route. C’est pour assurer cette sécurité qu’il est primordial d’entretenir son véhicule et de surveiller les pièces qui pourraient être altérées. Le remplacement des amortisseurs est parfois nécessaire pour maintenir son véhicule en bonne santé, il est conseillé pour cela de faire appel à un professionnel. Ce dernier pourra renseigner le conducteur sur le tarif changement amortisseurs et établir un devis gratuit et au meilleur prix.

Il faut savoir que les amortisseurs doivent être vérifiés en moyenne tous les 20 000 kilomètres. Néanmoins, leur état varie en fonction de la fréquence d’utilisation du véhicule, de la conduite et du type de routes empruntées. L’automobiliste devant passer régulièrement sur des ralentisseurs illégaux devra donc vérifier plus souvent l’état de ses amortisseurs. Des doutes concernant l’état de ces derniers ? Voici quelques points qui doivent vous alerter :

  • Bruits de cognement,
  • Secousses anormales,
  • Tenue de route hasardeuse,
  • Distance de freinage anormalement longue,
  • Pneumatiques plus rapidement usés.

Mieux vaut prévenir que guérir ! Pour ne pas risquer un accident dû à la mauvaise adhérence des roues sur la chaussée, mieux vaut prendre quelques précautions. Une conduite calme et anticiper permet de réduire l’usure des amortisseurs et de les préserver le plus longtemps possible. A contrario, les accélérations brusques et les coups de frein sollicitent davantage les amortisseurs et réduisent considérablement leur durée de vie.

 

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