La préfecture de police de Paris vient de publier ce dimanche un nouvel arrêté mettant fin à l’obligation du port du masque sous un casque de moto. Les conducteurs de deux ou trois roues motorisés étaient contraints de le porter depuis le 27 août dernier dans Paris et la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), à l’instar des piétons. Une décision prise suite au nouveau pic de relance de l’épidémie de coronavirus.

La FFMC réagit

La nouvelle avait considérablement agacé les motocyclistes, notamment la Fédération des motards en colère (FFMC). Suite à cette obligation pour raisons sanitaires du port du masque sous le casque, la FFMC avait saisie la justice. Plusieurs associations et fédérations demandaient une modification de l’arrêté préfectoral. L’ordonnance du tribunal administratif de Paris, prise le 19 septembre par le juge des référés, a fini par donner gain de cause aux associations et fédérations de motards.

Un manque de sécurité

Dans un communiqué début septembre, plusieurs associations de motards avaient déjà pointé du doigt le danger de porter le masque sous un casque, considérant que ce choix n’était pas adapté pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. La plupart des casques étant intégraux ou modulables, la buée provoquée par le port du masque rendait la conduite dangereuse, voir même impossible concernant les conducteurs à lunettes.

Ce n’est désormais plus une injonction depuis lundi midi, les motards peuvent désormais rouler tranquillement sans se soucier de porter leur masque. Par contre, certaines règles doivent encore être respectées. Le casque de moto devra être à visière et assurer les mêmes garanties que le port du masque en terme de transmission du coronavirus. La plupart des casques homologués ont ces critères, par exemple les casques HJC. Si jamais ces conditions ne sont pas respectées, les conducteurs de deux ou trois-roues motorisées encourent une amende de 135 euros.

Une obligation à plusieurs niveaux

Les motards se sentaient d’autant plus lésés que les cyclistes et joggeurs n’étaient pas concernés par cette restriction. Pour ces derniers, la Mairie de Paris avait prononcé une dérogation, jugeant le port du masque dangereux et contre-productif. Par cette décision, elle affichait aussi la volonté de désengorger les transports publics en incitant les Parisiens à justement favoriser le vélo.

Le Premier ministre Jean Castex avait, de son côté, appelé à une certaine tolérance de la part des agents publics concernant les fumeurs. Les motards parisiens étaient restés dans l’incompréhension de ne pas être aussi pris en compte dans ces différents assouplissements. C’est désormais chose faite.